► Genre(s) : Drame - Romance
► Thématique : Famille - Mariage - Quotidien - Société - Travail
► Editions : Kana
► Parutions : 2024
► Prix Public : 18€95
► Nombre de pages : 224
► Nombre de volume en VO : 1 ( terminé )
► Nombre de volume en VF : 1 ( terminé )
☼ Résumé ☼
« Je sais tout de mon mari. Je connais la taille de ses caleçons, ses plats préférés, ses manies quand il est agacé, les actrices qui lui plaisent...
Je ne lui ai pas dit que j'avais pris du poids. Je me demande s'il l'a remarqué.
Est-ce qu'il me comprend ?
Que sait-il de moi, sinon que je suis sa femme ? »
☼ Mon avis ☼
Avant de commencer ma chronique, je voulais remercier les éditions Kana pour l'envoi du One Shot " Shinkirari ".
Shinkirari raconte l’histoire d’une femme au foyer dans les années 80, prisonnière d’un quotidien qui l’étouffe peu à peu.
C’est une lecture qui m’a profondément touchée, peut-être parce qu’elle fait encore tristement écho à ce que vivent encore trop de femmes aujourd’hui.
On ressent à chaque page le poids de la charge mentale : cette fatigue invisible qui épuise jour après jour.
Être mère, tenir la maison, tout organiser sans cesse, tout en supportant un mari qui, lui, rentre du travail mais ne lève pas le petit doigt pour alléger ce fardeau.
Tout repose sur elle, sans reconnaissance, sans soutien.
Ce qui m’a bouleversée, c’est cette routine qui ronge, ces gestes répétés, ces rêves mis de côté.
Mais malgré tout, au milieu de cette vie grise, elle garde ce besoin presque désespéré de reprendre sa vie en main, de sortir de sa cage en allant travailler.
Non pas pour l’argent, mais pour exister autrement, retrouver un peu d’air, un espace à elle.
Et pourtant, même ce pas vers la liberté, son mari le balaye d’un revers de la main.
Pour lui, ce n’est pas " utile ".
Elle n’a " pas besoin " de faire ça.
Comme si ses désirs, son envie de s’accomplir, étaient des caprices sans importance.
Shinkirari m’a remuée, parce qu’il révèle ce silence qui enferme encore tant de femmes.
Il m’a rappelé combien il est essentiel de parler de ce quotidien qu’on trouve « normal », mais qui est trop souvent une prison déguisée.
Une lecture que je recommande à toutes celles et ceux qui veulent poser un autre regard sur ce que cela signifie d’être femme, mère, épouse et sur tout ce qu’on attend encore trop souvent d’elles, sans jamais leur demander ce qu’elles veulent, elles !
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